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Lhaj Belaïd

  • 16 août
  • 1 min de lecture

Est l’un des grands raïss du Souss et l’une des figures majeures de la tradition des rways. Né vers 1873 dans la région de Tiznit, il devient poète, compositeur, chanteur et musicien.



Son répertoire aborde la vie quotidienne, les relations humaines, les bouleversements de son époque et les expériences qu’il traverse lui-même. Après la mort de son père, il travaille comme berger et commence à jouer de la flûte. Il aurait fabriqué lui-même son instrument. Mais c’est surtout à travers les rways qu’il va construire son identité artistique et se faire connaître dans le Souss.

Il se produit auprès de différents publics, notamment auprès de notables de la région, et aurait également été invité dans les palais du Glaoui. Son parcours nous est aussi parvenu grâce aux premiers enregistrements commerciaux de son répertoire.

À la fin des années trente, Lhaj Belaïd enregistre chez Pathé-Marconi à Paris. Les sources situent généralement ces enregistrements en 1937, même si certaines indiquent 1938.

Paris apparaît d’ailleurs directement dans son œuvre. Dans « Ammudu n Bariz », que l’on peut traduire par « Voyage à Paris », il raconte cette expérience et met en musique ce déplacement. Lhaj Belaïd meurt en 1945.

Mais ce qui rend son parcours particulièrement important pour l’histoire de la musique, c’est aussi son époque : né au XIXᵉ siècle, il fait partie des premiers artistes de cette génération dont la voix et le répertoire ont été fixés par l’enregistrement sonore.

À travers ces archives, une voix née au XIXᵉ siècle est ainsi parvenue jusqu’à nous.



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