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De quoi l’islamophobie est le nom ?

  • 26 févr.
  • 12 min de lecture

Par Christian de Montlibert



« L’inconscient c’est l’histoire »


La réalité montre qu’actuellement une pensée d’Etat et une parole d’Etat glissent, de sécuritaires qu’elles étaient déjà, vers l’autoritarisme et vers un racisme (plus ou moins institutionnalisé) à l’encontre de l’islam et des musulmans. 


Il suffit de regarder un instant l’histoire pour voir que l’Islam a été considéré par l’État comme un corps étranger en France, (même quand la France était un «État musulman » avec ses trois départements d’Algérie) ; parce que l’Islam a été l’étendard sous lequel des groupements existants en Algérie se sont coalisés pour lutter contre le colonisateur et qu’à ce titre il demeure la religion de l’ennemi, parce que les immigrés en France ont été majoritairement des musulmans et qu’ils étaient « supportables » tant qu’ils restaient à leur place d’exploités et pratiquaient une religion dominée pour des dominés mais qu’ils deviennent « insupportables » quant les descendants d’immigrés revendiquent : dès lors ils redeviennent des arabes, (comme ceux qui ont été gazés dans des grottes enfumées pendant les guerres de colonisation ou ceux qui ont été affamés pendant la guerre d’indépendance ou encore ceux jetés dans la Seine en 1961), des musulmans (comme ceux contre lesquels on a mené des « guerres saintes »), des islamistes, (comme ceux qui avaient pris le pouvoir à Cordoue et contre lesquels les rois espagnols ont mené la Reconquista). Mais qu’on appelle cela islamophobie ou racisme anti musulman ou xénophobie anti islamique ou stigmatisation des arabes importe peu ! L’islamophobie existe, le racisme anti arabe existe, la stigmatisation des musulmans existe dans les discours politico médiatiques


Cette stigmatisation des musulmans (relative dans la population comme le montre l’augmentation des mariages « mixtes ») trouve son origine dans la pensée et la parole d’État. Les croisades ont été conduites par l’État royal et l’État pontifical, la colonisation a été menée par  l’État royal puis l’État impérial puis l’État républicain ; les massacres d’Algériens immigrés sont le résultat de la politique de l’État républicain, la guerre au Sahel est menée par l’État « démocratique », etc. Certes l’État républicain n’est pas raciste, constitutionnellement parlant, au sens où l’était l’Afrique du sud mais il peut le devenir rapidement comme le montre « l’État français » de 1940 à 1944. Reste que cet État peut pratiquer des politiques qui aboutissent à une sorte de racisme déguisé…tout se passe en effet, aujourd’hui, comme si les immigrés, (hommes et femmes) et descendants comme descendantes d’immigrés, arabes, musulmans étaient relégués plus souvent que d’autres dans « l’indignité ». Préface ou prélude d’un racisme plus organisé, ne les suspecte-t-on pas d’être des islamistes fanatiques en puissance?


Dans ces conditions « l’islam est un principe pseudo explicatif [|…] qui fait de lui un espèce d’écran, un alibi qui s’oppose à la recherche d’une vraie explication voire qui dissuade de rechercher cette explication. » écrivait le sociologue Abdelmalek Sayad. La stigmatisation des fanatiques islamistes est très utile dans cette politique répressive : elle sert à diviser les classes populaires, à détourner les insatisfactions et ressentiments vers un groupe paria et à dociliser les descendants et descendantes  d’immigrés en leur faisant peur.


Le néolibéralisme autoritaire

Les partisans d’une répression de toutes les formes de résistance au néo-libéralisme savent se faire entendre. En 2002, l’emprisonnement de José Bové était un indice précurseur de cette orientation répressive contre les oppositions au néolibéralisme. Des coups qui pleuvent sur les manifestants de Seattle, de Davos et de Gênes, aux blessés des manifestations des cheminots et des manifestants contre la reforme des retraites, des Gilets jaunes en passant par l’emprisonnement de militants syndicaux ou la mise en résidence surveillée de militants écologistes, il y a une continuité. Les décès de Malik Oussekine lors des manifestations contre la réforme Devaquet de l’université, de Carlo Guliani, lors du G8 de Gênes, ou, plus récemment le décès de Rémi Fraisse lors des manifestations pour empêcher la construction du barrage de Sivens, sont en quelque sorte les points d’acmé qui objectivent cette violence d’Etat. Maintenant que l’emploi dans les entreprises a été « dé-collectivisé » au profit d’une parcellisation individualisante, maintenant que « l’Etat social » est à peu près partout sérieusement mis à mal par des mesures régressives affectant la Sécurité Sociale et par un démantellement progressif des services publics, l’autre face de l’Etat, moins réjouissante, toujours prête à défendre l’économie capitaliste, se manifeste de plus en plus ouvertement.




L’intérêt du capital

Derrière les politiques répressives se cachent les stratégies engendrées par la crise systémique du capitalisme qui dure depuis le krach bancaire de 2008. Pour continuer à faire du profit il faut augmenter la plus value extorquée aux salariés et trouver des marchés pour vendre. La concurrence entre capitalistes est rude. Il faut à la fois baisser le coût du travail et trouver de nouveaux consommateurs. D’un côté il faut créer de nouveaux marchés et éliminer par tous les moyens les concurrents de l’espace convoité ; d’un autre côté la course au profit demande de baisser les impôts sur le capital, les firmes et la richesse et, conséquence, de réduire les services publics consacrés à l’Etat social. Ce qui est possible en réduisant les crédits affectés ou, possibilité complémentaire, en réduisant le nombre de bénéficiaires (que les immigrés musulmans se pensent comme une diaspora et retournent en « terre musulmane » serait bienvenu). Enfin la source de profit la plus sure est de baisser les salaires (ou/et de baisser les aides sociales, les pensions, les indemnités etc.). Les actionnaires, petits et grands, attendent aujourd’hui le « retour » de leurs investissements le plus élevé possible (15 % à 18 % semble devenue la norme qu’il faut dépasser). Cette volonté implique une rationalisation des choix budgétaires et une optimisation dans l’utilisation des ressources financières. Cette logique a des effets immédiats : elle implique que la firme se désengage d’actifs dont le rendement est insuffisant (downsizing et spin-off) et privilégie parmi les investissements possibles ceux dont le rendement immédiat sera supérieur au coût moyen de capital investi. Cette imposition d’un « revenu minimum garanti du capital », amène les entreprises à externaliser massivement tous les services dont le coût est élevé, à fermer les filiales qui connaissent la moindre difficulté, à reporter à plus tard les investissements industriels porteurs, à acheter à bas prix les concurrents pour supprimer leur concurrence et à exiger des salariés une productivité et une flexibilité intenses et , maintenant , avec la crise sanitaire, à parcelliser et individualiser encore plus les tâches administratives

Les immigrés (hommes et femmes) et descendants, descendantes d’immigrés sont au premier rang de cette politique de soumission. Comme le disait sans détour Marx « la richesse la plus sure consiste dans la multitude des pauvres laborieux ». En cela les poches de pauvreté constituée dans les banlieues d’immigrés et de descendants d’immigrés amenés là par les politiques coloniales et néocoloniales sont nécessaires pour fournir une main d’œuvre flexible pour les besogne non qualifiées qui demeurent même dans les firmes les plus modernes (le montage d’objets, le ménage, l’entretien des locaux, le gardiennage, le rangement, le scannage des articles, la récupération des déchets…) et, lorsqu’ils chôment - et cela leur arrive plus souvent qu’à d‘autres - pour peser à la baisse sur le montant du salaire de base.

Les politiques de soumission à la volonté patronale associées aux politiques de logement à bon compte de la main d’œuvre ouvrière dans des espaces de plus en plus éloignés des centres villes embourgeoisés - dès lors qu’a été abandonnée une politique d’habitat collectif à loyers encadrés au profit d’une politique de prix du marché- ont conduit à rassembler dans des zones de relégation des populations que le néolibéralisme condamne aujourd’hui ( avec la démolition de l’Etat social, le délitement du droit du travail, la dérégulation des services publics, la privatisation des entreprises nationalisées) au chômage de masse et à la déstructuration des relations sociales. Les descendants et descendantes  d’immigrés  sont bien obligés de s’y plier et s’ils refusent il restera la matraque.

En somme la répression des manifestations est en quelque sorte l’expression d’une puissance d’Etat qui s’affirme face aux contestations nées de la misère et plus encore face aux protestations issues de la stigmatisation qu’ entraine la politique de la pénalisation de la misère. Un pas de plus dans la médiatisation de l’affirmation de la puissance d’État est franchi aujourd’hui avec les arrestations préventives présentées en boucle comme une protection contre la casse des « black blocs » qui rejoignent ainsi la « racaille » qui terrorisait les « beaux quartiers ».

Quelques mots sur les « terroristes islamistes »


Reste qu’il y a eu des actes terroristes se revendiquant de l’Islam. Mais tout semble se passer comme si la référence religieuse servait d’autojustification à une violence qui trouve ses fondements ailleurs que dans le dogme. Pour bien comprendre le point de vue ci-dessous je rappellerai avec Abdelmalek Sayad que l’Islam « est un fait social qui demanderait à être lui-même expliqué pour rendre compte de l’extrême diversité qu’il peut revêtir, soit à des moments différents de son histoire ou plus exactement à des moments différents de l’histoire des sociétés qui ont majoritairement l’islam pour religion (diversité diachronique) soit à travers des contextes sociaux et culturels différents (diversité synchronique°. Pour comprendre l’« endoctrinement » religieux, moins déterminant qu’il n’y parait, je rappellerai, sans être un spécialiste, qu’il existe, outre la division entre chiites et sunnites, au moins quatre écoles coraniques définissant différemment le djihad:

Celle de l’Afghanistan, du Pakistan et de l’Inde dominée par la figure de Abu Hannik, pour lequel « le jugement personnel » doit l’emporter,

Celle de Médine, de l’Egypte, du Maghreb autour du théologien Malik Ibn Anas, qui prône une interprétation centrée sur « la recherche de l’intérêt général »,

Celle de la basse Egypte, de l’Arabie du sud autour du philosophe Shafiri, qui attache de l’importance au « consensus »

et celle de l’Arabie, version Wahbâb, prônée par Ibn Hanbal, qui est construite autour de la « fidélité au passé ».


Chacune a donné lieu à de multiples divisions, sous catégories, au gré des intérêts des imams qui, parfois, en restent au djihad mineur (l’opposition aux non -croyants) oubliant le djihad majeur (une vie réglée). Mais toutes, à quelques exceptions près, sont opposées à la violence aveugle. 

Bien que ces différentes interprétations coraniques ne soient pas toutes présentes en France, cette diversité explique en partie qu’il n’y a pas de «communauté musulmane » dont seraient issus les « terroristes » et ceci d’autant plus qu’il y a, en France, des musulmans venus du Maghreb, du Moyen-Orient, des pays d’Arabie, des pays d’Afrique subsaharienne, du Caucase, d’Inde, d’Iran, des pays d’Asie du sud- est, du Kosovo, de Tchétchénie, etc. et  de France… La mobilité sociale – même faible – aidant, fait qu’il existe une petite et moyenne bourgeoisie issue de l’immigration qui a des intérêts très différents de ceux des classes populaires, de la même façon, le temps historique aidant, fait que coexistent des sous groupes très différents (nationalité française, demandeurs de nationalité, étrangers avec carte de séjour, étrangers « illégaux », jeunes nés en France pour lesquels l’acquisition de nationalité ne se posent pas etc.) Ce qui rend d’autant plus inopérante la catégorie crée par les médias de « communauté musulmane ».


La domination des puissants

Si l’argument religieux n’occupe qu’une faible part dans les forces qui poussent à la violence, les tensions et divisions qui parcourent le monde arabo-musulman sont autrement plus déterminantes dans l’organisation de forces armées. Parmi ces conflits il faut citer les Etats qui se sont livrés à des guerres (par exemple la guerre Iran- Irak), les guerres civiles (Liban, Algérie par exemple), les guerres de colonisation (Israël- Palestine) et surtout un impérialisme qui y est à l’œuvre n’hésitant pas au recours  aux armes les plus sophistiquées (les drones au Yémen, au Pakistan ou au Mali, les bombes à guidage laser en Palestine) – il est vrai que le commerce des armes est prospère et soutient une économie défaillante à satisfaire les besoins populaires mais prompte à augmenter les profits des classes dominantes ou , comme au Sahel permet de contrôler des ressources et de maintenir sa puissance. Après l’éclatement de l’empire ottoman, la France et la Grande Bretagne, Etats colonisateurs, ont imposé leur domination dans ces régions et, depuis les indépendances, continuent d’y intervenir sous le contrôle des USA qui ont pris aujourd’hui la direction des opérations. Les luttes politiques et économiques actuelles (dont l’enrichissement spectaculaire des pays du Golfe) - après l’écrasement de la révolte communiste en Egypte, l’effondrement de la pensée nationaliste (version nassérienne), après, aussi, la guerre larvée contre l’Iran et son Etat théocratique puis les guerres menées par l’Occident au Pakistan, en Irak, en Lybie, au Yémen…puis les « révolutions arabes » et les guerres en Syrie, alors qu’Israël ne se voit toujours pas imposé les résolutions de l’ONU qui l’obligeraient à retourner à ses frontières initiales et que la Palestine n’est toujours pas reconnue comme sujet de droit international - modifient les conditions de la domination, rendent la situation plus complexe encore et permettent, du coup, à certains Etats (comme le Qatar, l’Arabie, etc.) de manipuler les plus faibles pour faire prévaloir (chacun à sa manière) leur influence dans la région : les sunnites contre le géant iranien et à l‘intérieur du Sunnisme : le Qatar contre l’Arabie… C’est un véritable puzzle où chacun à des intérêts spécifiques (le pétrole, les lieux saints, la stratégie vis-à-vis des USA, etc.).Tout cela a permis la constitution de forces qui se réclament d’un djihad armé et recrutent des soldats dans les classes populaires abandonnées des villes européennes et surtout exercent une influence sur d’autres, plus perdus encore, qui se contentent de références éparses et d’appartenances imaginaires.

Après la Première Guerre mondiale, dans des conditions de transformations intenses du monde moyen oriental,  des penseurs salafistes ont voulu réformer l’Islam pour aider la « Umma » à retrouver son indépendance et à résoudre les problèmes économiques et sociaux en renouant avec une culture : la recherche de l’authenticité s’est faite autour d’un retour vers le passé et vers le djihâd tel que Mahomet l’avait énoncé dans sa conquête de La Mekke et telle qu’il avait été repris par les guerriers arabes pour faire face aux « guerres saintes », menées par les chevaliers chrétiens « au nom de Dieu » lors des croisades, et même bien après, puisque, jusqu’au XVIIe siècle, « la guerre sainte » chrétienne prévaudra. D’une certaine façon, la guerre très meurtrière menée au Sahel contre des « barbares », la stigmatisation de « l’islamisation » de la société française, dont le Vingt heures, Zemmour et même certaines caricatures, (sans parler des contrôles au facies répétés), se font largement les relais, au point d’en faire une « obsession collective », semblent  reprendre la « Croisade » ; ce qui ne peut que susciter des réactions en retour. Sa force, en effet, est de faire exister ce qu’elle désigne (voir Sartre et La question juive) : les descendants des immigrés, qu’ils soient Arabes, Kabyles, Chaouias, Berbères etc. sont perçus comme des musulmans et même, aux yeux de certains, comme des  islamistes fanatiques en puissance.

Cette  domination impérialiste n’est pas sans conséquences sur la trajectoire de certains.


« vide social » et failles symboliques

Il est vrai, comme l’écrivait Abdelmalek Sayad, que  « Tant que persiste la bipolarité du monde divisé entre un monde noble et un monde ignoble, un monde cultivé et un monde inculte, un monde civilisé et un monde attardé, un monde riche et un monde pauvre, la référence à l’origine ne peut agir que comme une tare disqualifiante » ; Dans ces conditions l’islam que ce soit celui de la colonisation ou maintenant celui de l’immigration est « tenu de se cantonner dans des lieux de relégation suffisamment obscurs et discrets (quartiers arabes et « villages nègres » des villes coloniales etc. et, maintenant, dans l’immigration, banlieues les plus dépréciées des grande villes. » Ces conditions d’existence contribuent largement à la centration sur une « identité » spécifique « Les immigrés qui ont l’islam comme religion d’assignation ne peuvent qu’user de la religion qui leur est assignée pour se distinguer et à l’inverse ne peuvent que sacrer, que rendre religieux (i.e. musulman) tout ce qui les distingue » écrivait bien justement Sayad. Il reste en effet à ces immigrés à mobiliser la religion comme « nationalité chimérique » (Marx la question juive) C’est la seule identité qui laisse croire, aux dominés comme aux dominants, qu’elle rassemble ces réprouvés.

Il est vrai aussi que cette « consécration négative » conduit quelques uns à s’indigner et à  chercher à effacer l’humiliation par des pratiques violentes. Les « terroristes » ne sont ni des barbares ni des fous mais, à la fois, des jeunes gens fascinés par la violence et les armes, rêvant de devenir des « héros » et pour quelques uns des soldats combattants –(la juriste Mireille Delmas Marty parle « d’ennemis combattants illégaux » pour lesquels on applique ni le droit pénal ni les conventions sur les prisonniers de guerre) - engagés dans une lutte contre la liberté de la presse, la laïcité, les mœurs « dégradés », les injures « profanatrices de leur religion » etc..Comme de nombreux jeunes ayant partagé les mêmes conditions d’existence, ils sont tombés une « faille symbolique » : tous connaissent« le vide social » et les effets désorganisateurs (affectifs et cognitifs) des inégalités sociales qu’accentuent « l’ethnicisation » et le racisme. Certains n’en sortent pas et vont de crises en crises en passant par des thérapies psychiatriques médicamenteuses, d’autres dérivent vers des pratiques délictueuses (comme Mohammed Merah par exemple), d’autres retrouvent, une sorte d’organisation cognitive et affective relativement stable dans une version salafiste de l’islam. Cela a été sans doute le cas des deux frères Kouachi. Reste que tout laisse penser que chez certains comme chez les conducteurs qui, en 2017, avant Noël, ont foncé sur des passants avec leur véhicule, des « psychoses-éclair » dominent les amenant a se sentir investis d’uen mission divine. Pour tous, à des degrés différents, existent l’isolement et la souffrance sociale, la méconnaissance de cette souffrance par autrui et, surtout, l’organisation sociale de cette méconnaissance. On comprend dans ces conditions que, chez ceux « qui ne sont rien », le dégout et le mépris des semblables qui paraissent accepter leur condition ou même qui semblent l’organiser, puissent conduire d’abord à une indignation puis à une dénonciation, puis, pour quelques uns à transgresser l’interdiction de la violence. Un tel acte est, malgré tout, une manière désespérée d’exister au monde. La défaisance des collectifs, organisée par les classes dominantes converties au néo-libéralisme, qui individualise et de ce fait isole, qui promeut des « divertissements » hédonistes comme dérivatifs ou comme des compensations de l’abandon de revendications de classe, n’y est pas pour rien.


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